Thème 2 : L’environnement durement touché; une réglementation est nécessaire
L’impact environnemental des sables bitumineux est catastrophique pour l’Alberta. Sommes-nous prêts à vivre la même situation au Québec?
Le 26 octobre dernier, 125 canards sont morts dans un bassin de bitume appartenant à Syncrude en Alberta. En août, 1600 oiseaux migrateurs ont été avalés par les bassins toxiques de la même compagnie. Cette histoire avait fait un scandale médiatique et entraîné des promesses de responsabilités et d’engagements plus sécuritaires de la part de la compagnie. À peine quelques mois plus tard, la même chose se reproduit donc. La négligence des grandes industries d’hydrocarbures en Alberta ne fait plus de doute. Mais le manque de sanctions et de prise de responsabilités des acteurs impliqués est inacceptable.
Autant dans le cas des sables bitumineux que pour dans celui du gaz de schiste, l’utilisation massive de produits toxiques est dangereuse pour l’écosystème et pour la santé des habitants des provinces concernées. Le manque de réglementation évident en Alberta devrait nous inquiéter. Il faudrait imposer de lourdes sanctions aux entreprises si nous ne voulons pas les mêmes catastrophes pour le Québec. Et comme le dit Andrew Nikiforuk, la remise en état des sables bitumineux, c’est comme un coup de rouge à lèvre posé sur un cadavre.
C’est une évidence, l’extraction d’hydrocarbures a toujours des conséquences néfastes sur l’environnement.
La technique d’extraction des gaz de schiste consiste à pomper le gaz situé en dessous des nappes phréatiques. Pour ce faire, un puits et une pompe verticale sont construits pour atteindre le gaz. Ensuite, des camions-pompes y injectent des produits chimiques, de l’eau et du sable dans le but de fracturer le schiste qui contient le gaz pour le faire remonter à la surface. C’est grâce aux grains de sable que les fissures restent ouvertes, permettant au gaz de remonter jusqu’à la surface.
Si cette opération est présentée comme étant sans dommage collatéral par l’industrie gazière, la réalité n'est pas aussi simple. Certes, nous connaissons depuis un certain temps déjà l’existence de cette ressource, mais les outils d’exploitation manquaient. Dernièrement, nous avons trouvé une nouvelle technologie capable de pouvoir exploiter cette ressource, mais le risque est réel. Comment est-il possible de garantir que le gaz ne s'échappera pas des tuyaux d'extraction, que les substances chimiques n'entreront par inadvertance dans nos nappes phréatiques, qu’il n’y aura pas de fuites, etc.? Puisqu’aucune étude n’a encore été effectuée, il est impossible d’analyser les conséquences de cette nouvelle industrie. Et c’est là un des problèmes majeurs. Nous ne pouvons nous fier que sur des paroles et des promesses.
La semaine dernière, Infoman nous a d’ailleurs donné un aperçu troublant du manque de sérieux de cette industrie du gaz de schiste en matière de prévention et de sécurité.
Pour les sables bitumineux, il y a deux formes d’extraction. La première, la plus connue, est celle qui s’effectue à ciel ouvert et crée de grands bassins de bitume. Pour la mettre en œuvre, il faut d’abord préparer le terrain : raser la forêt, assécher les marais et tout habitat vivant. Ensuite, il faut séparer à l’eau chaude les hydrocarbures du sable et de l’argile. Ce procédé nécessite énormément d’eau, soit environ « 12 barils d’eau pour 1 baril de mélasse bitumineuse ».
La deuxième technique est la production in situ. « Environ 80 % des dépôts de bitume reposent dans des couches profondes du sous-sol forestier; pour en faire un sirop noir, l’industrie utilise des techniques de fonte telles que le drainage par gravité au moyen de vapeur (DGMV) ». Le DGMV consiste à injecter des tonnes de vapeur dans les formations pétrolifères pour fluidifier le bitume et le séparer des sables.
Cette technique nécessite plus d’espace, plus d’eau, plus de gaz et coûte beaucoup plus cher. De sorte que chaque jour, l’industrie consomme quotidiennement assez de gaz naturel pour chauffer une ville de 6 millions d’habitants. À cet impact majeur du DGMV s’ajoutent l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, le déversement de déchets toxiques (dus à l’extraction des sels minéraux de l’eau utilisée), les pluies acides et la libération d’arsenic et de métaux lourds dans les cours d’eau.
L’accord du gouvernement pour une exploitation rapide des sables bitumineux a permis à l’industrie de se soustraire à une réglementation environnementale. Le scénario semble vouloir se répéter avec les gaz de schiste au Québec, à moins que nous décidions collectivement d’un moratoire sur cette exploitation. Une pétition en ce sens a d’ailleurs été lancée par le député Amir Khadir.
Le mot de la fin revient à Andrew Nikiforuk : « Le boom des sables bitumineux est devenu le plus grand projet énergétique au monde, le plus grand projet de construction au monde et le plus grand projet d’investissement au monde. Aucune évaluation globale de l’impact environnemental, économique ou social de ce mégaprojet n’a été faite ».
Dans un cas comme dans l’autre, il est de notre responsabilité de mettre en place et de faire respecter des normes environnementales strictes.




Bonjour,
RépondreSupprimerDescription : Mon Blog, présente le développement mathématique de la conscience c'est-à-dire la présentation de la théorie du Fermaton.La liste des questions mathématiques les plus importantes pour le siècle à venir, le No-18 sur la liste de Smale est; Quelles sont les limites de l'intelligence tant qu'humaine et artificielle.
Voir la Page:Politique et Gaz de Schiste.
Voir la Page: Perelman et la Pieuve: Mafia
Mais je suis mariée à la Mafia (Bx)
Il n'y a pas à sortir de là
(fermaton.over-blog.com)
Cordialement
Clovis Simard
Gaz de schiste : On parle beaucoup des retombées économiques possibles. Par contre, on ne parle pas beaucoup des impacts sur les autres économies du Québec...
RépondreSupprimerSur Youtube, il y a une présentation d'une minute qui fait réfléchir quant aux impacts économiques sur l'agriculture.
http://www.youtube.com/watch?v=Ksd7kixN8o4